Le Bon, La Brute et le Truand… rien à dire de plus, le titre se suffit à lui-même ;)

Publié le Mis à jour le

Un peu de cinéma cette semaine, et on va remonter dans le temps pour parler du film Le Bon La Brute et Le Truand !
Un bon vieux western spaghetti ! Je dirais même plus, la référence des Westerns ! Et oui, j’ai des goûts de jeunes et de vieux lol


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J’ai tout de même réussi à trouver des images sur Youtube ! Y’a pas à dire, il est balaise se Youtube 😉


Mon père m’a initié à certains styles de films dont les westerns. Entre les John Waynes, le Train Sifflera Trois Fois, Il était une fois dans l’Ouest, Il était une fois la révolution, Pour une poignée de Dollars et j’en passe, les règlements de comptes et les duels de regards ça me connais 😉


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Le Bon La Brute et Le Truand raconte l’histoire de trois as de la gâchette qui, durant la guerre de Sécession, sont à la recherche d’un chargement d’or disparu, Blondin alias Le Bon (Clint Eastwood), Sentenza alias La Brute (Lee Van Cleef) et Tuco Benedicto Pacifico Juan Maria Ramirez alias Le Truand (Eli Wallach).


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Le Western ultime pour moi c’est sans hésiter Le Bon La Brute et Le Truand ! Que dire si ce n’est que ce film est pour moi la quintessence du western, et plus précisément du style Western Spaghetti ! Sergio Leone est une référence et signe ici son chef d’œuvre ! Les acteurs sont à tomber par terre. Clint Eastwood, Lee Van Cleef et Eli Wallach transcendent ce film avec des interprétations au-delà de tout ! Que dire face à la mine cassée de Clint, la prestance diabolique de Lee Van Cleef en méchant sans état d’âme et la trogne patibulaire de Wallach, on reste sans voix et on admire 😉


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Ces trois personnages sont extrêmement bien travaillés. Lee Van Cleef qui incarne Sentenza est diabolique et froid. Un vrai robot, une machine qui ne recule devant rien pour atteindre son but. Blondin est méthodique et prudent, anticipant tout avec toujours un coup d’avance. Il est à la fois chasseur de prime et bandit, fermé et taciturne. Tuco, incarné par Wallach, est un vagabond qui s’en sort comme il peut, mais au fond il a du cœur et n’est pas si mauvais qu’on peut l’imaginé. Il apporte un côté comique très rafraichissant !
Des personnages en or, et le pire c’est que l’on s’attache autant aux trois 🙂


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Sortie en 1966, pour conclure la trilogie du dollar (ou de l’homme sans nom) qui est constitué de Pour Une Poignée de Dollars (sorti en 1964) et de Pour Quelques Dollars de Plus (sorti en 1965). Afin d’éviter de se répéter par rapport aux précédents films, Sergio Leone augmente à chaque film le nombre de protagonistes principaux. Clint Eastwood dans Pour Une Poignée de Dollars, Clint et Lee Van Cleef dans Et Pour Quelques Dollars de Plus, et l’ajout d’Eli Wallach pour Le Bon, La Brute et Le Truand.


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Ce dernier film de la trilogie marque aussi la nouveauté d’introduire un fait historique, la guerre de Sécession Américaine comme toile de fond. Ainsi, cela place le film comme étant un préquel (ou un préambule si vous préférez) aux deux autres. On remarque notamment cela grâce au personnage de Clint Eastwood – qui est le point commun de la trilogie – qui ne porte pas la tenue qu’il arbore dans les deux précédents films, le fameux poncho. Dans Le Bon, La Brute et Le Truand il porte un cache-poussière. Ce n’est qu’à la fin du film qu’il endosse le poncho, adaptant ainsi le style vestimentaire des deux précédents films, marquant de cette manière la connexion avec ces derniers. La boucle est bouclée 😉


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Pour moi tout est réussi dans ce film. On aime les trois personnages et c’est la force de ce film. L’ensemble donne place à des situations cultes. Les trois têtes d’affiches sont accompagnées d’un panel de figures charismatiques et patibulaires à souhait.
Les décors sont magnifiques, des décors comme on en fait plus, et surtout une bande son qui fait encore partie des meilleurs de tous les films que j’ai pu voir dans ma vie. Ceci grâce au légendaire Ennio Morricone !
Ecoutez un peu 😉


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La forme de ce film est de toute beauté, il y a presque un aspect poétique et il se ressent encore plus dans le fond. On comprend sans problème que Sergio Leone a voulu nous montrer qu’il ne faut pas – malgré le surnom du bon, de la brute et du truand – prendre les adjectifs au pied de la lettre. Le Bon est capable de tuer sans montrer une once de remord, ou encore le Truand peut faire preuve d’altruisme. Au final, bien que chacun des personnages soient caractérisés par un adjectif, aucun n’est tout blanc ou tout noir.
En quelque sorte, ce sont un peu les premiers anti-héros 😉


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On remarque aussi que Sergio Leone critique ouvertement la guerre. Il en montre toute l’atrocité, l’absurdité et l’aspect insensé, tout particulièrement lors de la bataille pour le pont ! Mais d’autres scènes sont tout aussi marquantes, comme le camp de prisonniers Nordiste (reproduit d’après des informations historiques sur celui d’Andersonville, le camp de prisonnier des Sudistes) où ils mettent de la musique pour cacher les cris des prisonniers. J’ai pu lire que dans ce passage Sergio Leone voulait montrer que l’on ne parle jamais des atrocités faites par les vainqueurs mais seulement celles des perdants, alors que dans les deux camps ils font autant d’horreurs les uns que les autres. Très bon point de vu, et parfaitement illustré. Que dire à part bravo Monsieur Leone 😉


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En définitif, Le Bon La Brute et Le Truand est pour moi un film hors du temps qui peut encore aujourd’hui plaire au plus grand nombre, qui n’a encore jamais été égalé et je pense qu’il faudrait un miracle pour faire aussi bien !
C’est rare, mais je trouve qu’il mérite un magnifique et grandiose 20/20 !
Je vous conseillerais, même si vous n’êtes pas fan de Western, de lui laisser tout de même une chance 😀
Et pour ceux qui aiment les Western, c’est un film à voir au minimum une fois par an 😉

Enjoy mais grave ! 😉
A bientôt,

Desmond A. Green


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2 réflexions au sujet de « Le Bon, La Brute et le Truand… rien à dire de plus, le titre se suffit à lui-même ;) »

    Arthur Dupont a dit:
    29 septembre 2019 à 19 h 02 min

    C’est marrant, je m’écoute justement en boucle la merveilleuse Estasi Dell’Oro de Morricone depuis quelques jours, pour moi un des morceaux les plus incroyables de toute l’histoire du cinéma !

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    paradisehunter35 a dit:
    30 septembre 2019 à 17 h 40 min

    Ce film est une perfection. J’ai eu la chance de le voir sur grand écran il y a quelques années avec les scènes coupées dans sa version originale c’est à dire en italien. J’avais beau connaître le film par coeur, le voir sur grand écran m’a soufflé. Je suis une fan absolue de ce monument du cinéma.

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