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« Les Gamins » pas si gamins que ça ! (je sais le titre était facile à trouver :p par contre attention SPOILERS)

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Aujourd’hui nous allons parler d’un film français, « Les Gamins » !
Mais avant de parler un peu de vidéo pour vous mettre en condition avec la bande annonce du film 🙂

Production français sortie en 2013 regroupant rien de moins que Max Boublil et Alain Chabat, ce film traite de la rencontre entre Thomas (Max) qui rêve de percer dans le monde de la musique et Gilbert (Alain) qui est bien parti pour être son futur beau-papa. Toutefois, en pleine crise existentielle, Gilbert décide de partir du jour au lendemain pour gouter à nouveau à toutes les choses qu’il faisait lorsqu’il avait 20 ans, et par la même occasion il entrain Thomas avec lui. Ils vont ainsi vivre comme deux adolescents, ou plutôt comme deux « gamins » et s’attirer de nombreux problèmes.

Voici le postulat du film qui est relativement sympa. Néanmoins, après avoir vue à l’époque la bande annonce, je n’ai pas été plus que cela emballé et j’ai vraiment eu peur d’être face à un type de film où tous les gags se trouvent dans la bande annonce. De plus, à l’époque de la sortie de ce film, il était en concurrence direct avec « Les Profs » et j’avoue avoir craqué pour ce dernier et non « Les Gamins ».

Mais dernièrement je me suis laissé tenter à regarder le film, et je dois l’admettre, j’ai eu tort car ce il vaut vraiment le détour je vous l’assure. Ceci pour beaucoup de raisons, tout d’abord le duo Boublil-Chabat est irrésistible. Dès que cela déconne cela fait mouche à chaque fois. Lorsqu’ils font connaissance, avec le futur gendre qui essai de plaire au beau-père qui lui par contre ne dit que des horreurs sur sa vie, sa femme et finit par lui dire de se barrer alors que c’est le copain de sa fille :p

Alain Chabat et à mourir de rire en vieux blazer faisant sa crise de la quarantaine tout en étant has been 🙂
Sandrine Kiberlain est elle aussi excellente dans le rôle de la femme de Chabat, une femme branchée zen, missions humanitaire, fan de baguettes pour manger n’importe quoi et surtout ne finissant jamais ses phrases !
Toutefois, la palme revient à Max Boublil. Pour être tout à fait franc je n’ai jamais vraiment aimé ce qu’il a fait jusqu’à maintenant, le personnage ne me gêne pas et est relativement cool généralement sur les plateaux de télévisions mais tout le reste ne m’a jamais fait rire. Ce qui fut un problème pour me motiver à aller voir le film au cinéma :p

Mais dans le film, j’ai vraiment été épaté. La performance de Boublil est impressionnante car au lieu de rester dans son registre habituel, bouffonnerie en d’autres termes, il est ici tout dans la retenue. Il n’en fait jamais trop, sort une blague toujours au bon moment, sans être dans l’humour potache et facile. Cette retenue le rend touchant, on sent une sincérité, il est vraiment touchant, et on se rend compte que l’on a mal pour lui lorsque les choses ne marchent pas avec sa musique et avec sa copine.

C’est une très belle performance, et cela permet de donner un fond à ce film que l’on n’imagine pas en regardant la bande annonce. « Les Gamins » n’est pas juste une comédie, c’est un film aussi touchant, réaliste, sur ce que les différentes générations peuvent traverser de nos jours, et c’est une très belle histoire d’amour.
J’ai été agréablement surpris et je le conseil vivement. Le duo Chabat en cinquantenaire qui retombe en enfance et Boublil qui veut par tous les moyens devenir quelqu’un de respectable, on ne s’y attend pas et c’est tant mieux.
« Les Gamins » est un très bon film français, parmi les meilleurs que j’ai vu c’est dernières années (avec 1633850 entrées), avec un scénario marrant, touchant mais surtout avec du fond, ce qui manque cruellement de nos jours dans le cinéma Français.

C’est donc avec plaisir que je donne à ces gamins un 14,8/20 !
Pour une bonne tranche de rigolade qui ne vous laissera pas un goût amère vous savez ce qu’il vous reste à faire, courrez-vous procurer « Les Gamins » !!!

Enjoy,
D.A.G.

PS. En bonus une petite scène bien marrante :p

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Première « Review Cinéma » avec Django Unchained !

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Pour ce premier article cinématographique, nous allons parler un peu tarantinesque :p

Grand fan de Mr. Tarantino, j’ai tous ces films à mon actif et généralement je fonce toujours les voir dès leur sortie au cinéma. Le weekend dernier nous avons, ma chérie et moi, regardé Django Unchained qu’elle n’avait pas voulu aller voir et que j’avais vu seul. Mais cette fois-ci, je suis parvenu à la résonner et nous avons regardé le fameux western de Tarantino.
Résultat des courses, elle a adorée ! Et il y a de quoi !

Le synopsis est relativement simple, il faut l’admettre, comme dans tout Tarantino. Toutefois, il se démarque de bon nombre de cinéaste par sa façon de réaliser, ses textes et ses personnages.
Donc, expliquons d’abord l’histoire.
Libéré de l’esclavage par le Dr. King Schultz (Christoph Waltz), dentiste et chasseur de primes (on trouve ça uniquement chez Tarantino), l’esclave Django (Jamie Foxx) devient Django Freeman. Dans un premier temps libéré de ses chaines pour aider le Doc à retrouver des hors la loi dont seul Django connait le visage, le Dr. Se prend d’affection pour lui et décide de l’aider lorsqu’il en apprend un peu plus sur le passé de l’ex-esclave. Après l’avoir entrainé pour devenir un chasseur de primes d’exception, ils partent tous les deux à la recherche de Broomhilda la femme de Django qui est l’esclave de Calvin Candie (Leonardo Dicaprio). S’en suit des tueries à gogo, des litres de sang, une tonne d’humour noir et des discussions abracadabrantesques comme sait si bien les faires Tarantino.

Premier western de Tarantino comme je l’ai dit plus haut, et je dois admettre qu’il est particulièrement réussi avec en plus quelques musiques composées par Mr. Ennio Morricone himself !
La réalisation est propre, léchée, on retrouve des mouvements de caméra digne des meilleurs westerns spaghettis (avec le bon la brute et le truand en tête), ainsi que des restes de ces derniers films. Comme d’habitude, chacune de ces productions sont liées, marquant la suivante, avec notamment ici une manière de filmer qui m’a rappelé énormément Kill Bill 1 et 2 avec un style proche des affrontements des vieux films de kung-fu dont il s’était très ouvertement inspiré pour les Kill Bill. Mais dans ce cas présente, avec des pistolets :p
Toutefois, cela ne gêne pas du tout car c’est du Tarantino.

Viens ensuite les décors, magnifique tout simplement. J’avoue avoir été bluffé, c’est digne d’un Into The Wild je trouve. Des décors et prises de vue qui sont sans hésiter les plus belles de tous les films de Tarantino. Même si ce n’est pas la partie la plus importante du film, il marque une grosse évolution par rapport à ses anciennes productions.

Bien entendu, le stock d’hémoglobine est là, comme dans tout Tarantino. Django suis la tendance lancé avec la série Kill Bill, Boulevard de la mort, ou encore Inglourious Bastards avec du sang à gogo, mais cela ne gêne pas. Il y en a tellement que cela ne fait que créer un moment de rigolade pour tout le monde plus qu’un sentiment de dégoût 😀

Et pour finir, le plus important, le plus impressionnant, les personnages. A mes yeux, ce que réussi chaque fois avec brio Tarantino est de créer autant des personnages « gentil » et « méchant » que l’on adore dès la première seconde.
Le Dr. est joué divinement par Waltz avec un raffinement et une prestance tout aussi incroyable que Hans Landa dans Inglourious Basterds. Il fait un travail qui pourrait nous rebuter, mais on sent aussi la solitude et le cœur que possède le personnage, ce qui le pousse d’ailleurs à prendre Django sous son aile, mais aussi le fait qu’il est tout à fait conscient de faire un travail atroce qui doit malgré tout être fait. On l’adore dès la première seconde où l’on voit la dent de sa carriole arriver en dodelinant dans la nuit noire.
Django est un personnage qui créer immédiatement une empathie, déjà face à son statut d’esclave qui a clairement souffert, mais aussi en découvrant son histoire. Au début réservé, il se révèle petit à petit. Il présente au final le charisme d’un Clint Eastwood croisé avec un James Brown. Il nous fait rêver et se présente comme un héros attachant.
Leonardo Dicaprio (Calvin Candie) se révèle totalement dans ce film. Les derniers auquels il a participé été impressionnant, ça je ne le remets pas en doute (arrête mois si tu peux, inception…) mais en méchant, là je dis OUI ! Je n’étais franchement pas emballé à l’idée qu’il soit le méchant de ce film, toutefois après avoir goûté à sa prestation, je n’en revenais pas. Il arbore un regard et présente une attitude diabolique, et vire à la limite du regard d’un fou dans la deuxième partie du film. C’est une présentation où je lui donne 20/20. Je trouve qu’il égale la prestation de Waltz dans les Basterds. Un bad guy que j’ai adoré détesté !

Je sais, je les présentes tous comme des acteurs à prestation exceptionnel, mais c’est bien le cas. Je pense que personne ne s’y attendait, et tout le monde a été bluffé.
Cependant, le must du must, la cerise sur le gâteau est sans hésitation Samuel L. Jackson. Un grand monsieur que cet acteur. Je l’ai adoré dans tant de films, Die Hard 3, Pulp Fiction, tous les Marvels ou encore Jackie Brown pour ne citer que ceux-là. Par contre, en tant que Stephen, le serviteur noir de Calvin Candie, il m’a bluffé autant que choqué ! Il est tout d’abord limite méconnaissable. Il est grimé d’une façon où on pourrait croire facilement qu’il a 90 ans. Ses traits marqués intensifient un côté tout simplement mauvais, et son accent travaillé à l’extrême est époustouflant en VO. Il incarne un ignoble chef des majors d’homme. Et j’ai adoré !!!! Une prestation d’acteur a coupé le souffle. Si je dois choisir un personnage et un acteur dans ce film c’est sans hésiter que je choisi Stephen/Samuel L. Jackson comme le plus époustouflant. Un des meilleurs « ignoble » que j’ai pu voir dans un film. Je dis chapeau l’artiste !

Bref, un film exceptionnel, parmi les plus réussi de tous les films que Tarantino ai réalisé, et cela va être très très dur de faire mieux pour le prochain. Mais bon, Tarantino a toujours sus nous étonner 😉 Et maintenant que la nouvelle est tombée comme quoi il n’aurait finalement pas définitivement abandonné son prochain western The Hateful Eight, je ne peux que trépigner d’impatience !

Je conseille donc vivement ce film qui est une réussite total. Il pourra plaire aux fans de westerns, films d’action, d’aventures, ou encore d’hémoglobine. Je trouve qu’il y en a pour tous les goûts et que c’est un coup de maître. Voilà pourquoi je lui octroie un 19/20 bien mérité.

Django Unchained, un film à voir et revoir sans hésiter !

D.A.G.