Movies reviews

Un nouvel essai réussi pour le Sud-Africain Neill Blomkamp avec son « Elysium » qui est de toute beauté ! Belle surprise !

Publié le

Reprenons un peu cette semaine les articles cinéma. Avec plusieurs films en magasin le choix a été difficile mais j’ai finalement choisis Elysium ! Un peu de SF ça ne fais jamais de mal 😉
Sortit en 2013, écrit dirigé et coproduit par Neill Blomkamp (papa du fabuleux District 9 sorti en 2009), nous retrouvons Matt Damon, Jodie Foster ainsi que Sharlto Copley (tête d’affiche de District 9).
Voici la petite bande annonce.

Matt Damon joue le rôle de Max (simple ouvrier anciennement truand) évoluant en 2154 sur une terre surpeuplée et polluée où les pauvres sont utilisés comme simples ouvrier pour permettre aux plus riches de vivre sur une station spatiale – Elysium – où il fait bon vivre. Malheureusement, un jour Max se retrouve irradié et apprend qu’il ne lui reste que cinq jours à vivre. Désespéré, il se tourne vers ses anciens partenaires criminels pour trouver un moyen d’accéder à cette station o ils possèdent la technologie pour le sauver. Il se lance dans une mission de récupération de données pour accéder à la station, mais par mégarde il se retrouve entrainer dans un complot de prise de pouvoir d’Elysium mené par Delacourt (Jodie Foster). Cette femme, qui n’est autre que la secrétaire à la défense de la station, va tenter par tous les moyens de tuer Max et récupérer les données confidentielles malencontreusement atterries dans son cerveau. Pour cela elle a recoure à l’agent Kruger (Sharlto Copley), agent dormant évoluant sur la planète terre, sans scrupules ni morales. Au cours de sa quête pour éviter de mourir il va croiser la route de son ancien amour de jeunesse qui a une fille atteinte de leucémie en phase terminal. Les événements les réuniront et mèneront Max à devoir prendre des décisions aux conséquences qui changeront sa vie, celle de la femme qu’il aime et du reste de l’humanité.

Elysium-Movie

Tout comme District 9 qui traitait plus ou moins du racisme et de l’apartheid façon hommes venus d’ailleurs (si vous ne l’avez pas vu il est impératif de réparer cette erreur ! 😉 ), Elysium aborde de nombreux sujets sensibles avec des thèmes politique et sociologique, comme l’immigration, la surpopulation, l’environnement, l’exploitation et la différence des classe ou encore le system judiciaire. Autant de thèmes qui auraient pu gâchés un film en le rendant trop pompeux et moralisateurs, mais qui ici sont distillés avec parcimonie et forment un tout cohérent et digeste.
Pour moi ce film est une réelle réussite. J’ai lu beaucoup de critiques mettant en avant le fait que Blomkamp ne s’était pas foulé au final, sortant un film similaire à District 9, même le site Rotten Tomatoes ne lui donne qu’une note légèrement au-dessus de la moyenne. Un peu refroidit, je n’ai vu le film que récemment et je ne suis pas d’accord avec ces critiques. Ayant adoré District 9, je ne trouve pas du tout que Elysium n’est qu’une pâle copie de ce dernier. Peu de parallèles sont possibles, excepté les sujets sensibles traités, mais ici il n’y a pas d’histoire de racismes, et l’univers, ou plutôt l’aspect visuel très proche ça je suis d’accord. On retrouve dans Elysium l’aspect un peu bidonville mis en avant dans District 9, avec des armes très typées jeux vidéo. Mais c’est tout et je trouve ça tout à fait normal, c’est la patte de l’auteur et je respect tout à fait ça. Cela prouve que Blomkamp possède son identité (ok, il est vrai que si pendant dix ans il sort des films au même désigne et traitant toujours des mêmes sujets dans un futur pourri cela risque de lassé, mais dans le cas présent ce n’est pas du tout le cas).
Le sujet est tout à fait honorable, nous commençons le film avec un ancien reprit de justice ne pensant qu’à lui et ne voulant pas mourir, il est prêt à tout pour s’en sortir, mais sa quête évolue jusqu’à ce dernier se retrouve en tant que représentant de tout un peuple floué. L’anti-héros qui devient sauveur de milliard de personnes. Très bonne évolution. L’histoire fait penser à beaucoup d’autres films, mais au final Blomkamp tourne ça à sa manière et nous sort quelque chose de très bon.

Matt-Damon-in-Mexicoimageskelysium16

De plus, niveau acteurs, la barre monte d’un cran. Bien sûr nous retrouvons ce cher Sharlto qui est bien trop peu à l’écran à mon goût. Il passe du gentil héro dans District 9 à l’agent maniaque et névrosé ici, un pur bonheur. De son côté Matt Damon avec sa tête de premier de la classe est tout à fait crédible en gentil truand désespéré qui se transforme en semi-robot avec un exosquelette greffé dans le citron. Moi qui ai toujours eu du mal à le voir casser son image de gentil garçon, il est tout à fait crédible dans Elysium et on accroche rapidement à se héro qu’il incarne avec perfection. Pour finir, Jodie Foster, actrice exceptionnelle à mes yeux, est ici bluffant. Trop souvent cantonnée à des rôles de gentille, elle prouve ici qu’elle est une grande actrice en incarnant une méchante crédible, sans cœur, prête aux pires horreur pour prendre le pouvoir. Un trio d’acteur à qui je donne 20/20 sans aucuns soucis.

Elysium-wallpapers-14elysiumElysium-3

A noter que quelque passage d’action, l’attaque pour voler les données ou encore l’affrontement Max contre Kruger, présentent des mouvements de caméra très sympa réalisés avec des effets donnant l’impression que l’on observe un jeu vidéo. J’ai beaucoup aimé cette petite attention qui donnait un côté encore plus futuriste.
Ce film est pour moi une très belle réussite. J’ai pris beaucoup de plaisir à le regarder et je le referais avec tout autant de plaisir, et je lui offre avec un grand sourire et une bonne poignée de main un joli 16/20.
Tout ce que j’espère c’est que Mr Blomkamp n’attendra pas encore quatre ans pour nous offrir une de ses œuvres, de plus, sachant que le film a rapporté un peu plus de 170 millions au box-office, cela devrai motiver les studios à refaire confiance au Mr.

Pour conclure, ne surtout pas hésiter pour appuyer sur le bouton PLAY et regarder ce très bon film qui vaut le détour !

Enjoy
D.A.G.

Publicités

« Un jour sans fin » un film que l’on ne se lasse pas de revoir !

Publié le Mis à jour le

Il faut que je vous avoue quelque chose, c’est difficile à dire, mais, je ne suis pas tout jeune :p Donc les films des années 80 ça me connais, car je les regardais quand j’étais gamin 😀

Voilà pourquoi je vais vous parler un peu du film « Un jour sans fin » (en anglais Groundhog Day) avec Bill Murray (deuxième film que j’ai vu à l’époque avec cet acteur que j’adore, juste après SOS Fantôme) qui m’avait bien marqué étant enfant, car cela m’avait fait bien rigoler.
J’ai donc décidé de le regarder avec ma chérie il y a peu de temps, car elle ne connaissait pas se film et visiblement, il a bien vieilli car on a bien rit et cela lui a plus.

Ce film, aussi appelé Le Jour de la marmotte au Québec, a été réalisé par Harold Ramis (oui le docteur Egon Spengler de SOS Fantôme 1 et 2) en 1993, ça nous ne rajeunis pas tout ça 🙂
On suit l’histoire de Phil Connors (Bill Murray, exceptionnel comme à son habitude), présentateur dans une petite station de télévision, à l’ego démesuré et complétement exécrable avec tous les gens qui l’entourent car il se prend pour une star de la télévision (ce qu’il n’est pas). Comme chaque année, il se retrouve à devoir aller dans la petite ville de Punxsutawney afin de couvrir l’évènement annuel du Jour de la marmotte. Il se rend donc dans cette petite ville en compagnie de son caméraman Larry (Chris Elliott) et de sa productrice Rita (Andie MacDowell). Toutefois, étant lassé de devoir réalisé un tel reportage chaque année, il le bâcle en espérant rentrer le plus vite possible à Pittsburgh. Malheureusement, une tempête de neige, qu’il avait prévu dans une autre région, frappe la petite ville de Punxsutawney, les obligeant à y rester un jour de plus.
C’est alors qu’après une nuit de sommeil, Phil se réveil et découvre qu’il est à nouveau le matin du Jour de la marmotte. La journée se déroule de la même façon que précédemment et seul Phil semble se rendre compte qu’ils revivent la même journée.

Perdu dans un premier temps, Phil finit par y voir une opportunité de réaliser les choses les plus folles. Le film part alors sur une série de gags tous plus fou les uns que les autres.
Au cours du film, le personnage de Phil va apprendre à écouter les gens qui l’entourent, à se soucier davantage des autres que de sa petite personne. Étant au début un homme imbu de sa personne, aigrit, il va devenir petit à petit quelqu’un d’attentionné envers les autres, voyant que l’on peut trouver du plaisir à aider autrui et les voir heureux. Il va se rendre compte que s’instruire et apprendre est quelque chose qui lui permet de voir le monde qui l’entoure autrement. Il va découvrir l’épanouissement personnel à l’aide du savoir et des personnes qu’il croise. Pour finir, il apprendra à aimer, et à trouver l’amour comme il se doit, en touchant la personne avec sa sincérité, et non à l’aide de la gloire, l’argent ou tout autre chose que la société présente comme une nécessité afin de se sentir bien et d’être aimé par les autres.

Ce film est une totale réussite et reflète un cinéma qui a quasiment disparue. Il n’y a pas de blagues salaces, de gros mots, ou encore de filles nues durant le film. Je le vois comme une fable simple, sincère, sans chercher à transcender quoi que ce soit. Ramis nous raconte une belle histoire, à la fois marrante et touchante. C’est en voyant des films comme celui-ci que l’on se rend compte que l’on n’a pas besoin de sexe ou d’effets spéciaux coutant des millions afin de faire rêver. De la sincérité et de l’inventivité, rien d’autre.

De plus, il faut tout de même noter que ce concept simple de revivre une journée, le principe de la boucle temporelle, a par la suite été reprit de nombreuses fois que ce soit dans d’autres films et série (Edge of tomorrow récemment, mais aussi des séries comme Supernatural, Stargate et la liste pourrait être longue). En quelque sorte, ce film qui a plus de 20 ans peut être considéré comme avant-gardiste et précurseur dans ce concept 🙂

En bref, ce film relativement philosophique a séduit beaucoup de monde à l’époque de sa sortie, rapportant près de six fois l’investissement ce qui est relativement bien pour un film de l’époque, et surtout il reste culte pour beaucoup de cinéphile dans le monde (moi le premier).

Je le recommande vivement avec un bon 17/20, c’est un film de qualité, il n’as pas vieilli et peut être vu autant en famille qu’avec sa chérie (ou son chéri 😉 ).

Enjoy 😉
Desmond A. Green

« X-men First Class » reboot mais pas trop

Publié le Mis à jour le

Ahhh les X-Men ! Quelle histoire ! Que de rebondissement avec ces films en bientôt 15 ans ! Oui, oui, 15 ans ! Ils en ont mis du temps pour faire un film « vraiment » bien. Mais avant d’aborder X-Men days of future past, parlons un peu du pseudo reboot, X-men le commencement (ou First-class) sorti en 2011. Voici d’ailleurs la bande annonce.

Pour moi, tous les films X-men ayant précédé celui-ci n’ont jamais vraiment réussi à être bien. Pas que je ne les ai pas appréciés, mais je dois admettre que j’avais toujours quelque chose à redire. L’un n’était pas assez dynamique, l’autre présentait des personnages pas assez creusés, bref, malgré des bonnes idées, je trouvais qu’il y avait toujours un essoufflement au cours du film (pensez à l’image du soufflet qui retombe :p). Bien sûr, j’adore Hugh Jackman en Wolverin, une incarnation comparable à Robert Downey Junior en Tony Stark/Iron man.

D’autres acteurs étaient vraiment bon (Ian McKellen, Famke Janssen ou encore Ellen page), et les effets spéciaux tout à fait crédible. Mais il manquait un je ne sais quoi. Voilà pourquoi j’ai eu beaucoup de mal à me décider à regarder ce X-men version jeune et fringuant, jusqu’au jour où j’ai craqué et je l’ai acheté en DVD.
C’est avec plaisir qu’après les 2h12 je me suis retrouvé à nouveau fan des mutants !

Pour remettre en place le contexte, ce film raconte l’origine de l’amitié et de la rivalité entre le Professeur Xavier et Magneto, le tout sur fond de la crise de cuba.

Et qu’elle réussite. On découvre que Magneto au fond de lui n’est pas si mauvais, il cherche juste la vengeance. Il cherche à tuer Sebastian Shaw (Kevin Bacon) l’homme qui a assassiné sa mère, lui permettant ainsi de libérer sa fureur, et donc son pouvoir. Magneto est interprété par Michael Fassbender, et je dois dire qu’il est excellent. Il donne une interprétation balançant très habilement entre bon et mauvais. Il fait particulièrement peur lorsqu’il se laisse dominer par sa soif de vengeance et on se retrouve touché lorsqu’il montre du cœur.

De l’autre côté, James McAvoy joue le Professeur Xavier. Et il est parfait dans l’interprétation du jeune professeur plein de gaité et d’espoir.

Le rapport entre les deux acteurs est particulièrement touchant, et on s’attache très rapidement à leur amitié. Le professeur au grand cœur aidant son ami brisé. Les deux acteurs sont très attachants. On se retrouve aussi triste qu’eux à la fin du film lorsqu’ils se séparent en étant devenus deux ennemis, deux leader d’un même peuples mais aux idéo divergentes.

Tout le long de ces deux heures (et quelques poussières) on se retrouve toujours sur le qui-vive, se demandant ce qui va pousser les deux amis à s’affronter. Le film repose clairement sur ce duo d’acteur qui donne un souffle incroyable au film.

Bien sûr il n’y a pas qu’eux. Kevin Bacon est très bon en méchant. J’avoue ne jamais avoir été très fan de cet acteur, mais en tant que badguy de ce X-men, j’adore ! (j’achète comme dirait l’autre 😉 ) De plus, ses pouvoirs sont bluffant et les effets spéciaux, tout comme pour tous les autres X-men, sont très bien réalisés. Les effets et la mise en scène sont un sans-faute.

Les deux autres personnages qui m’ont vraiment marqués et qui sortent du lot son Mystique (Jennifer Lawrence) et The Beast (Nicholas Hoult). Les deux personnages sont très touchant, tous deux ayant du mal à vivre avec leur différence, et finissent tous deux par l’accepter. The Beast est particulièrement marrant et attachant. Leur relation ajoute encore plus de profondeur à l’histoire, et on sent que notre petit cœur se brise lorsqu’ils choisissent de suivre des leaders différents. Les deux acteurs offrent une très bonne performance.

Pour finir, la crise de cuba, liée à la recherche de vengeance de Magneto était très bien choisi comme sujet. On se sent sous tension tout au long du film, se demandant ce que Shaw prépare vraiment, comment son plan va-t-il être mis en défaut (car on sait tous que ça n’as rien donné ces missiles), est-ce que Magneto va le tuer, et bien d’autres questions. On ne s’ennuie pas et c’est un très bon point. Le problème de dynamique qui m’avait toujours gêné dans les précédents a été éradiqué dans cet opus et c’est un vrai régal.

En conclusion (oui je sais ça fait très scolaire lol), ce nouvel X-men repartant du début (enfin on se comprend) est une réussite total, des personnages attachants, très bien interprétés, avec une réelle profondeur, ainsi qu’une histoire qui tiens tout à fait debout, et pour finir des effets spéciaux parfaitement réalisés (et bien sûr pas mal d’humour quand même ce qui donne un côté très sympa au film), bref, je recommande vivement de voir ce film. Je lui donne un 17/20.

Bon film et à bientôt pour une autre review !
Desmond A. Green

P.S.1 : N’hésitez pas à laisser des commentaires si vous êtes d’accord, pas d’accords, ou que vous trouvez que c’est vraiment trop nul cet article. Vous inquiétez pas je ne serais pas vexé, comme on dit la critique constructive fait avancer 😉
P.S.2 : Ah oui, j’ai failli oublier, faite bien attention au cameo très cool de Wolverine. 10 secondes de pur bonheur lol

« Snowpiercer » ! Enfin un film post apocalyptique qui montre un peu d’originalité !

Publié le Mis à jour le

Je sais, je sais. Les articles se font rare c’est dernier temps mais pour ma défense, je bosse comme un malade sur le troisième épisode de Heaven Infinity et sur un autre projet afin de pouvoir au moins sortir ce nouvelle épisode de Heaven Infinity en septembre 🙂
Mais je n’ai pas pour autant oublié mon petit blog et c’est pourquoi me revoilà ! Qui plus est avec un nouveau film à mon tableau de chasse, Snowpiercer !
Cela faisait un moment que je voulais le voir et c’est maintenant chose faite 🙂

Voici d’ailleurs une petit bande annonce pour vous mettre dans l’ambiance !

Alors d’abord, un peu d’histoire. Réalisé par Bong Joon-ho et inspiré d’une bande dessinée française (cocorico :p), le film se déroule en 2031 dans un train, contenant les derniers représentant de l’humanité, qui parcours continuellement la terre qui a subi une nouvelle ère glaciaire en raison d’une tentative manquée de diminution du réchauffement climatique. Les habitants de ce train sont soumis à une séparation des classes, les plus aisés en tête de train et les plus démunis en queue. Lassé de cette vie de soumis, la population en queue de train décide de se révoltée, menés par Curtis (Chris Evans aka Captain America).

Un film de SF post-apocalyptique alléchant que je me devais de voir. Et j’avoue ne pas avoir été déçu. Bon film, même s’il ne restera pas non plus dans les annales, il est magnifiquement tourné. Le train est impressionnant. Le fait d’avoir tous les aspects d’une vie (ou d’une ville) distillé dans chaque wagon est relativement impressionnant. La qualité visuelle est vraiment bluffant. Une grande réussite. Autant les décors extérieurs qu’intérieur sont extrêmement bien fait. Le paysage glacé vous fait froid dans le dos, quand à chaque wagon, on se retrouve à imaginer ce que Curtis et les autres vont trouver à derrière chacune des portes. Il y a d’ailleurs un petit côté jeu vidéo linéaire qui pourrait peut-être rebuté certain (comme je l’ai lu dans certaines critiques), mais bon, en avançant dans un train cela ne peut qu’être linéaire. Un de mes moments préférés est l’école primaire. Vraiment excellent ! Très lavage de cerveau flippant mais ça reste une scène du film que j’ai trouvée super.

Malheureusement, les personnages sont le point faible majeur de ce film. En dépit d’un Curtis assez bien travaillé (en quête de rédemption mais je n’en dirais pas plus) et de Tilda Swinton dans le rôle de Mason (qui fait vraiment flipper), l’ensemble est relativement peu creusés. Il y a toujours une certaine ébauche, mais cela ne va jamais très très loin. C’est malheureusement LE point qui m’a vraiment déçu. La psychologie des personnages auraient vraiment méritées d’être beaucoup plus poussées. Peut-être avec des flash-back de l’arrivée dans le train, ou encore un peu plus d’histoire, passer plus de temps à montrer l’aspect dégradant d’être en queue de train et les bourgeois en tête. Toutefois, ce film est une œuvre réalisé avec un grand nombre de partenariat mais demeure un film sud-coréen. Et d’après ce que j’ai pu lire c’est l’un des films sud-coréen les plus chère jamais réalisés (voir le plus chère) donc je peux comprendre que rajouter 30 minutes de films pour creuser la fin et les personnages été peut-être un peu trop pour leur budget.

Quant au dénouement final, il est tout à fait de qualité, j’avoue avoir été surpris par plusieurs détails (agréablement surpris je précise :p). Il y a à la fois une certaine moralité, mais aussi une atroce réalité sur l’humanité, le comportement humain, le sacrifice. Mais je ne vais pas m’éterniser sur la fin au risque de vous gâcher cela. Elle vaut vraiment le détour c’est tout ce que vous devez savoir 😉
La seule petite chose que j’aurais aimé, c’est que la fin aille un peu plus loin. Je trouve que le film stop d’un coup. Il y a un côté interprétation personnel ça je l’ai bien compris, mais quelque minutes de plus n’auraient pas fait de mal pour encrer davantage la fin du récit. On se retrouve avec une fin qui n’en est pas vraiment une. Mais bon, cela n’enlève rien au charme de ce film.

Toutefois, de manière générale, Snowpiercer est vraiment une réussite et une belle surprise. Il mérite amplement un 15/20. Il permet d’offrir un très bon divertissement, avec des décors de qualité, des personnages malgré tout assez attachant et une fin qui nous surprend. Un bon film que je recommande vivement !

Enjoy !
D.A.G.

Monument Men loin d’être un monument !

Publié le Mis à jour le

Les Monuments Men, la déception du moment.
Jusqu’à maintenant, j’ai toujours été pour le moins élogieux au sujet des films que j’avais vu et dont j’avais fait un article sur mon blog. Malheureusement, cette fois-ci, cela ne va pas être la même histoire.
Mais je vous laisse regarder la bande annonce avant d’en parler.

Sur le papier il y a tout pour plaire comme vous avez pu le voir. Tout d’abord le casting avec rien d’autre que George Clooney (à la réalisation, l’écriture et la production d’ailleurs), Matt Damon, Bill Murray (que j’adore tout particulièrement), John Goodman (que l’on ne voit pas assez à mon goût sur le devant de la scène), Jean Dujardin (oui le notre 😉 ), Bob Balaban, Hugh Bonneville et Cate Blanchett. L’histoire elle aussi fait rêver car basée sur des faits réels (Clooney rapporte que 80 pourcents de l’histoire qui se passe dans le film est vrai et a vraiment eu lieu). Une grosse production où l’on ne s’attend pas à des débauches d’effets spéciaux mais du beau cinéma, avec une flopée de très bon acteurs et une histoire intéressante.

Toutefois, en dépit de tout cela, le soufflé retombe très vite lorsque l’on se risque à regarder ce film 😦 Cela m’attriste beaucoup de dire cela, mais c’est malheureusement le cas… (Bien entendu ce n’est que mon avis je précise encore une fois, mais qui est relativement partagé par le public et la presse de manière générale si vous jetez un œil sur le web).

Il y a de nombreux points négatifs que l’on peut citer pour ce film, mais je m’attarderais uniquement sur les plus gros à mes yeux, en commençant tout d’abord sur les acteurs.

Le film possède un casting alléchant (digne d’un Ocean Eleven), mais malheureusement tous sont mal exploités et l’on se retrouve avec un film où Clooney et Damon sont le plus claire de leur temps à l’écran reléguant les autres au niveau de personnages secondaires à peine traité. Tout le cast est très nettement sous exploité. C’est une énorme déception surtout lorsque l’on a Goodman, Murray et notre Dujardin national à l’écran.
Ce point doit être traité avec un autre qui est l’intérêt du récit qui joue contre les acteurs. On ne sait pas ou veut en venir Clooney avec son film et on décroche très vite. Ok, ils sont là pour récupérer les œuvres d’arts que les nazis ont volés. D’accord, jusque-là je comprends. Le film est plus ou moins intéressant lorsqu’ils se font entrainer et qu’ils débarquent en Normandie. Mais à partir du moment où ils se séparent, ça devient n’importe quoi.
On ne sait plus trop ce qu’il se passe. Le film ressemble à un enchainement de scénettes sans réel lien. De plus, le temps passe à une vitesse folle et heureusement qu’il précise de temps en temps l’année où se déroule l’action car on ne comprend pas vraiment où l’on se situe dans le récit. Il y a une impression de « je n’ai rien à raconter donc on se dépêche » ce qui en fait un film extrêmement décousu.

Chacun fait sa petite affaire de son côté, Goodman et Dujardin d’un côté qui offrent un duo vraiment très sympa auquel on s’attache très vite, mais Dujardin fini par mourir plus que stupidement et si vite que l’on n’est même pas ému. Quand à Goodman, à part une ou deux scènes marrantes, il ne sert strictement à rien, ce qui est aberrant quand on connait le talent du bonhomme.

Concernant Balaban et Murray, ils sont catalogués dès le début comme étant les deux vieux qui se chamaillent, et sont mis à part. Pour eux aussi, l’histoire n’as aucun sens. Ils essaient de montrer une facette plus compréhensive de la guerre en les plaçant dans des scènes comme par exemple celle où ils évitent de s’entretuer avec un allemand, mais au final on ne voit pas vraiment non plus l’intérêt. Retirer cette scène n’aurait rien changé. C’est d’ailleurs dans leur « time line » que j’ai compris que le temps passé très vite car en 15 min ils sont déjà à noël et de nombreux mois se sont écoulés depuis leur arrivée. Au final sans qu’il ne se passe vraiment grand-chose.

Hugh Bonneville, personnage à la recherche de la rédemption, finit lui aussi bêtement par se faire tuer, et très franchement c’est à la limite du ridicule car il aurait très bien pu s’en tirer. A croire qu’il l’a fait exprès. L’évènement ne sert qu’à créer un arc scénaristique pour essayer de donner un peu de fond et de dramaturgie au film, mais c’est malheureusement un coup dans l’eau. On trouve seulement qu’il se fait tuer stupidement, sans aller chercher plus loin.

Pour finir, Damon et Blanchett font leur petite vie en France. Un rapport plus ou moins ambiguë est présenté entre les deux personnages avec une Cate Blanchett insupportable, complétement invivable, limite hargneuse pendant tout le film, et d’un coup en voyant que son ancien méchant directeur allemand a été arrêté elle chance du tout au tout et fait même des avances plus qu’ouvertes à Damon qui reste un vrai gentleman. Je suppose que Clooney a voulu mettre en place une sorte de romance entre les deux personnages en plus du fait que Blanchett avait du mal à avoir de nouveau confiance en un inconnu qui pourrait lui aussi voler les œuvres. Mais on ne retient que le fait que Blanchett est insupportable et que Daman est aussi réactif qu’un mollusque (Jason Bourne quand même 😦 ).
Dans tout cela Clooney sert tout simplement d’arbitre, en réalisant des interludes entre chaque groupe… et c’est tout.

Le plus gros problème, entrainant toutes ces incohérences et situations sans aucun sens, est que Clooney semble ne pas savoir ce qu’il fait ici. Le film n’a aucune identité. Ce n’est ni un film de guerre, ni vraiment un film historique, ni même un film humoristique ou romantique. La dynamique est déplorable, notamment du fait de créer des scènes un peu partout en Europe qui se passent des fois à des mois d’intervalles sans que l’on s’en rende compte. Il y glisse une légère pincé de tout et tente de rendre l’ensemble cohérent mais manque son coup. Le film devient vite ennuyeux et s’embourbe totalement après la première demi-heure.

Avec un film au potentiel énorme, il finit avec quelque chose qui se rapproche davantage d’un documentaire qu’autre chose, et encore, un pas très bon. Je pense qu’il a vu trop grand en voulant traiter un film à fort potentiel contenant un grand nombre de bon acteur. N’est pas Joss Whedon qui veut 😉 Clooney s’est brulé les ailes en ayant les yeux plus gros que le ventre et n’obtient qu’un petit film pour se reposer un dimanche soir et encore.

Cela me coute de le dire, mais, en dépit de quelque bon passages, ce film est loin d’être un Monument et ne mérite pas de passer par la case cinéma. Monument Men est malheureusement complétement raté à mes yeux et je ne peux que lui donner un 7/20. Fort dommage, autant pour tous ces bon acteurs, que pour notre Dujardin national.

D.A.G.

PS. N’hésitez pas à laisser votre avis 🙂

« 9 mois ferme » ont en aurait aimé plus !!!! (SPOILERS)

Publié le Mis à jour le

En tant que grand fan d’Albert Dupontel, je me devais de faire un article sur sa dernière œuvre (que je n’avais malheureusement pas pu aller voir au cinéma).
Nous allons donc explorer sa dernière folie cinématographique, « 9 mois ferme ».

Après des films comme Bernie, Enfermés dehors ou encore Le Vilain, j’étais impatient de voir ce que nous réservait ce nouveau film, et je n’ai pas été déçu. Un vrai bonheur rien qu’avec le synopsis.

Le film parle de la vie plus que banale de la juge Ariane Felder (Sandrine Kiberlain), coincé, célibataire, ayant un avis plus que médiocre sur la gente masculine, et ne pensant qu’a son travail. Malheureusement pour elle, suite à une fête du 1er janvier particulièrement bien arrosée, elle se retrouve six mois plus tard enceinte sans savoir qui est le père. Suite à une enquête poussée elle découvre avec horreur que le père est fiché et n’est autre que le tristement célèbre Robert Nolan (Dupontel), amateur de prostitué, cambrioleur et accessoirement sur le point d’être jugé pour avoir découpé les membres et mangé les yeux d’un vieillard l’ayant surpris lors de son dernier cambriolage. C’est lors d’un entretient avec la juge qu’il l’a reconnait et décide de s’évader pour lui proposer un marché, il ne dira rien de leur aventure du jour de l’an et en échange elle doit l’aider à prouver que ce n’est pas lui qui a mutilé le vieillard.

Le postulat de départ fait rêver pas vrai ? 😉 Ce film est vraiment excellent, du vrai bon Dupontel comme on l’aime. 9MF serait toutefois plus à rapprocher de Le Vilain que de Bernie ça c’est sûr, car il n’est pas non plus complétement déjanté. Mais il faut l’admettre Dupontel est un acteur de folie pour jouer les maboules. Le rôle qu’il campe est époustouflant de débilitée humoristique (je ne savais pas comment tourner l’idée lol). Le truand qu’il joue est complétement attardé et présente une réflexion d’un enfant de cinq ans ce qui crée des situations loufoque et décapante. En plus de cela il arrive à le rendre attachant et on en vient à avoir envie que ce truand s’en sorte et retrouve la liberté.

Quand à Sandrine Kiberlain, elle est parfaite dans le rôle de la coincé frigide qui vit un vrai cauchemar suite à cette escapade nocturne du jour de l’an. Elle est désopilante dans ce rôle de juge atterrée par ce qu’il lui arrive et ne veut pas y croire. Son enquête dans la première partie du film est excellente.
Ce film est une vraie réussite, et encore une fois Dupontel réalise un sans-faute en créant une histoire mêlant humour complétement loufoque avec des moments tout simplement touchants.

En plus de cela le film réalise de très bon résultats au box-office avec 2013807 entrées en France et 19919 entrées en Suisses en plus d’être nominé pour bon nombre de récompense et remporte les césars pour la meilleure actrice et le meilleur scénario original ainsi qu’une étoile d’or de la presse du cinéma français 2014 pour le meilleur scénario, et pour finir un globe de cristal 2014 pour le meilleur film.

Je lui attribue un 16/20 bien mérité. Ce film est une pépite et mérite d’être vue. Donc vous savez ce qu’il vous reste à faire, vous le procurer les yeux fermés !!!

Enjoy,
D.A.G.

« Les Gamins » pas si gamins que ça ! (je sais le titre était facile à trouver :p par contre attention SPOILERS)

Publié le Mis à jour le

Aujourd’hui nous allons parler d’un film français, « Les Gamins » !
Mais avant de parler un peu de vidéo pour vous mettre en condition avec la bande annonce du film 🙂

Production français sortie en 2013 regroupant rien de moins que Max Boublil et Alain Chabat, ce film traite de la rencontre entre Thomas (Max) qui rêve de percer dans le monde de la musique et Gilbert (Alain) qui est bien parti pour être son futur beau-papa. Toutefois, en pleine crise existentielle, Gilbert décide de partir du jour au lendemain pour gouter à nouveau à toutes les choses qu’il faisait lorsqu’il avait 20 ans, et par la même occasion il entrain Thomas avec lui. Ils vont ainsi vivre comme deux adolescents, ou plutôt comme deux « gamins » et s’attirer de nombreux problèmes.

Voici le postulat du film qui est relativement sympa. Néanmoins, après avoir vue à l’époque la bande annonce, je n’ai pas été plus que cela emballé et j’ai vraiment eu peur d’être face à un type de film où tous les gags se trouvent dans la bande annonce. De plus, à l’époque de la sortie de ce film, il était en concurrence direct avec « Les Profs » et j’avoue avoir craqué pour ce dernier et non « Les Gamins ».

Mais dernièrement je me suis laissé tenter à regarder le film, et je dois l’admettre, j’ai eu tort car ce il vaut vraiment le détour je vous l’assure. Ceci pour beaucoup de raisons, tout d’abord le duo Boublil-Chabat est irrésistible. Dès que cela déconne cela fait mouche à chaque fois. Lorsqu’ils font connaissance, avec le futur gendre qui essai de plaire au beau-père qui lui par contre ne dit que des horreurs sur sa vie, sa femme et finit par lui dire de se barrer alors que c’est le copain de sa fille :p

Alain Chabat et à mourir de rire en vieux blazer faisant sa crise de la quarantaine tout en étant has been 🙂
Sandrine Kiberlain est elle aussi excellente dans le rôle de la femme de Chabat, une femme branchée zen, missions humanitaire, fan de baguettes pour manger n’importe quoi et surtout ne finissant jamais ses phrases !
Toutefois, la palme revient à Max Boublil. Pour être tout à fait franc je n’ai jamais vraiment aimé ce qu’il a fait jusqu’à maintenant, le personnage ne me gêne pas et est relativement cool généralement sur les plateaux de télévisions mais tout le reste ne m’a jamais fait rire. Ce qui fut un problème pour me motiver à aller voir le film au cinéma :p

Mais dans le film, j’ai vraiment été épaté. La performance de Boublil est impressionnante car au lieu de rester dans son registre habituel, bouffonnerie en d’autres termes, il est ici tout dans la retenue. Il n’en fait jamais trop, sort une blague toujours au bon moment, sans être dans l’humour potache et facile. Cette retenue le rend touchant, on sent une sincérité, il est vraiment touchant, et on se rend compte que l’on a mal pour lui lorsque les choses ne marchent pas avec sa musique et avec sa copine.

C’est une très belle performance, et cela permet de donner un fond à ce film que l’on n’imagine pas en regardant la bande annonce. « Les Gamins » n’est pas juste une comédie, c’est un film aussi touchant, réaliste, sur ce que les différentes générations peuvent traverser de nos jours, et c’est une très belle histoire d’amour.
J’ai été agréablement surpris et je le conseil vivement. Le duo Chabat en cinquantenaire qui retombe en enfance et Boublil qui veut par tous les moyens devenir quelqu’un de respectable, on ne s’y attend pas et c’est tant mieux.
« Les Gamins » est un très bon film français, parmi les meilleurs que j’ai vu c’est dernières années (avec 1633850 entrées), avec un scénario marrant, touchant mais surtout avec du fond, ce qui manque cruellement de nos jours dans le cinéma Français.

C’est donc avec plaisir que je donne à ces gamins un 14,8/20 !
Pour une bonne tranche de rigolade qui ne vous laissera pas un goût amère vous savez ce qu’il vous reste à faire, courrez-vous procurer « Les Gamins » !!!

Enjoy,
D.A.G.

PS. En bonus une petite scène bien marrante :p