Omale, une œuvre qui promet beaucoup mais qui ne donne pas grand chose…

Publié le Mis à jour le

Nouvelle lecture dans le domaine que j’affectionne tant, la Science-Fiction ! Je ne peux pas m’en empêcher, je suis trop addict à ce style 🙂
Cette fois-ci nous allons parler du roman Omale de Laurent Genefort. Je ne connaissais pas du tout l’auteur, et malheureusement, son œuvre ne m’a pas laissé un souvenir impérissable.


source

Une connaissance au travail m’a parlée de cette œuvre durant une discussion sur nos références SF. J’ai été intrigué et il l’a remarqué, ce qui fait qu’il m’a prêté l’œuvre afin que je me face ma propre idée.
Omale est un roman de science-fiction – il n’y a pas de doutes là-dessus, mais on peut aussi y retrouver quelques touches de fantaisie – écrit par Laurent Genefort en 2001. Genefort est un romancier de SF Français ! J’avoue, je ne connaissais pas du tout. Et pour être franc je ne connais aucun romancier de SF Français. J’avoue ma défaillance sur ce sujet :p Donc si par hasard vous avez des auteurs Français de SF à proposer n’hésitez pas 😉
Bref, revenons à nos moutons, à savoir, que vos ce roman Omale du romancier Français Laurent Genefort ! Eh bien pas grand-chose :p Non je suis méchant, je vais étoffer mes propos, mais il n’en reste pas moins que ce roman, très prometteur, m’a pas mal déçu 😦

Omale est le nom d’une planète où cohabitent trois espèces, les humains, les chiles et les hodqins. Après plusieurs siècles de guerres et de luttes internes une paix fragile s’installe grâce au Pacte de Loplad. L’histoire du roman Omale nous raconte la formation d’une équipe de personnes venant de différents bords et étant de différentes espèces. Ils se retrouvent sur le Yyalter – une Nef, un énorme ballon dirigeable – après avoir reçu d’un mystérieux destinataire un bris de coquille d’œuf portant des inscriptions mystérieuses ainsi qu’un billet de transport prépayé pour voyager sur le Yyalter.

Un pitch simple, mystérieux, qui promet beaucoup de surprises dans un monde qui semble très fouillé. Malheureusement, la déception est bien trop présente au cours des pages.
Omale se divise en gros en trois parties. La formation de l’équipe, leur voyage sur la Nef et leur arrivé à leur destination. Dans tout cela j’ai tout de même aimé certaines choses, tout n’est pas « mauvais » loin de là. La première partie est assez intéressante. On découvre chacun des personnages, leurs histoires qui s’entremêlent jusqu’à leur arrivé sur la Nef et leur rencontre.

L’équipe se constitue de six personnes. Amees’SixtedeVorsal un Hodgqin érudit, Sheitane une humaine aventurière et ancienne femme d’état, Kazul un humain écrivain, Alessander Esmond un troisième humain élevé par les Chiles et réduit à l’esclavage et pour finir deux Chiles, Hanlorfaïr un médecin et astronome ainsi que Sikandaïrl une pirate. De manière générale ils sont tous plus ou moins intéressant. On se prend au jeu de découvrir qui ils sont et pourquoi ils ont acceptés les billets. Toutefois, cela reste assez vague et il faudra attendre la seconde partie d’Omale pour en savoir plus sur leur passé.
Cette première partie est assez bien écrite, et même si les histoires s’entremêlent on arrive à suivre assez facilement ce qu’il se passe. L’évolution des histoires qui mènent à leur rencontre est bien trouvée et bien menée, ce qui permet de nous garder accrocher au livre. J’ai eu tout de même une préférence pour les histoires de Kazul et Sheitane qui se lisent bien et sont plus complètes comparées aux autres. Dans le cas des races Chiles et Hodgqin ont est facilement perdu car Genefort nous parlent de leurs uses et coutumes que l’on ne connait pas et qui ne sont pas détaillées. Ce qui m’amène au point négatif de cette partie, et qui continu tout au long du livre, l’univers.

Bien que le monde d’Omale soit très fouillé et profond, on s’y perd dès les premières pages. Entre les coutumes des différentes races, les nombreuses religions ou encore les nouveaux mots utilisés, on ne comprend pas forcément certaines situations, l’impact que cela peut avoir ou l’intensité de l’instant. Par exemple, lorsque l’on découvre Sheitane, Genefort parle de plusieurs religions humaine, des principes Chiles un peu comme si on connaissait le principe. Ce n’est pas expliqué clairement, et même si on arrive à tirer des informations au court du roman, on se retrouve à finir l’histoire sans avoir accroché à tous ces principes. De ce fait, bien que ce monde soit fouillé, on ne s’attache à pas grand-chose. On le survole, sans jamais plonger vraiment dans ce qu’Omale recèle.
C’est dommage. L’abondance de notions crées pour le roman est tellement peu expliqué et considéré comme acquis que cela nous pousse même à plus nous attarder sur la race humaine que Chile et Hodgqin alors que ces deux races semblent très fouillées.


source

La seconde partie du roman fut la plus compliquée à lire. Leur rencontre les oblige à se retrouver un peu comme dans un huit clos. Ils sont seul et jouent à un jeu appelé Fejij pour déterminer qui sera le leader de leur groupe, et chaque fois que l’un d’entre eux perd, il doit raconter ce qui l’a amené à rejoindre cette expédition. Dans un sens, c’est une idée sympa. Toutefois, Genefort nous perd à nouveau dans un amas d’information peu claire. Le fait qu’ils jouent au Fejij est une bonne façon de créer une situation d’affrontement entre eux, c’est original, mais le jeu est incompréhensible. Il le dit lui-même dans le roman que la compréhension totale du Fejij est quasi-impossible pour les humains, et c’est le cas. On ne comprend rien. Il essai d’en expliquer certaines ficelles, mais à mes yeux même lui ne semble pas comprendre ce qu’il raconte. Je n’ai franchement pas aimé du tous les passages où il parle de ce jeu et de l’affrontement que ce livrent les héros à travers le Fejij. Ce n’est pas claire, mal amené et même mal écrit. Ce qui est fort dommage car le fait que les personnages racontent leur passé lorsqu’ils perdent était un bon point.

Concernant leur passé, j’ai bien aimé. Même si encore une fois Genefort se perd dans des descriptions maladroites et hasardeuses, on se prend au jeu et l’intérêt revient. Il y a des hauts et des bas mais de manière générale je n’ai rien à redire sur les histoires. Ces dernières parviennent à nous maintenir le nez dans les pages d’Omales.

Cette seconde partie est très clairement moyenne, on perd l’intérêt et la clarté de la première. Le derniers tiers d’Omale regagne en intérêt et en dynamisme. Les décors changes, il y a un peu plus d’action, l’histoire évolue et en ce qui me concerne je trouve que c’est la meilleure partie. Avec cette fin de roman, Genefort parvient à redynamiser un grand coup, avant de tout faire capoter :p
Beaucoup de choses sont révélées, mais malheureusement, c’est une totale frustration sur la fin. Bien que chaque personnage ait ce qu’il souhaitait, ce pourquoi il avait entrepris ce voyage, leur devenir était très prévisible, je n’ai pas franchement eu de surprise sur ce qu’il leur arrive. Ce qui m’a vraiment déçu c’est que Genefort nous offre des révélations assez bien trouvées pour nous laisser finalement sur notre faim. Je ne peux pas vous révéler le poteau rose, on ne sait jamais si l’un de vous se lance dans l’aventure Omale. Très clairement, la quête de chacun des personnages est bien remplie, quoi que peu (voir pas) surprenante, mais je me suis vraiment dit à la dernière page « tout ça pour ça ? ». Alors que l’on apprend l’origine d’Omale, parmi d’autres points qui attisent notre curiosité, Genefort stop son roman sans aller plus loin, causant ainsi une énorme frustration.

Omale est une aventure assez sympa, avec des bons points, mais il y a beaucoup trop de défauts tout au long de l’histoire et surtout, la fin est un échec !
Omale est un monde qui parait grand mais dont on apprend peu. Il y a par moment un style un peu poussif avec des grands mots qui ne font que rendre le texte lourd sans apporter quoi que ce soit. Et surtout, le point négatif le plus important est le fait que Genefort nous parle de beaucoup trop de chose comme si c’était des acquis, mais en réalité on ne comprend pas vraiment, ce qui nous empêche de s’y intéresser, comme les différentes races et leurs cultures, ce qui impact sur l’intérêt des héros non humains. Il y a à mes yeux beaucoup trop de points négatifs. Je ne peux pas lui donner plus de 10/20. A lire si vraiment vous n’avez rien d’autre sous la main mais sinon évitez.
Genefort a créé de nombreux romans et nouvelles sur le monde d’Omale, mais le fait que le roman Omale soit si peu passionnant cela ne donne pas franchement envie d’aller plus loin 😦

A bientôt,
D.A.G.

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.