Uncharted « Drake’s Fortune », les premiers pas du fils spirituel d’Indiana Jones sur console !

Publié le Mis à jour le

On continu aujourd’hui dans la nouvelle catégorie « je rattrape les jeux que je n’ai pas eu le temps de faire à l’époque et je refais ceux que j’ai adoré », une catégorie qu’on appelera par un souci de simplicité « jeux-vidéos » 😉
Alors que le premier jeu que j’avais acheté était Uncharted 2, je me suis procuré les deux autres épisodes de la PS3, donc voici venir ma critique sur Uncharted premier du nom 😉


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(re)Découverte en images 😉


Première aventure de notre aventurier préféré Nathan Drake. Nous découvrons le chasseur de trésor qui part à la recherche du trésor de Francis Drake « l’El Dorado », accompagné de son compère de toujours – et mentor – Victor Sullivan et d’une réalisatrice de documentaire/journaliste Elena Fisher. Persuadé que Francis Drake est son ancêtre, il va emmener ses camarades en Amazonie puis sur une île du Pacifique et ils vont croiser dans leur périple d’autres chasseurs de trésors moins fréquentables.

Alors tout d’abord, il faut remettre les choses dans leurs contextes, et ne surtout pas oublier que ce Uncharted est sorti il y a 11 ans ! Et il faut dire ce qui est, il tient encore bien la route pour son grand âge 😉
A l’époque Naughty Dog surprend avec la création, il faut le dire, réussi d’un Indiana Jones-like en la personne de Nathan Drake. Les influences sont là, on retrouve du Lara Croft et du Prince Of Persia majoritairement et on reconnait sur les phases de plate-forme la touche Naughty Dog et leur expérience avec Crash Bandicoot. Uncharted est un jeu d’action aventure qui pause des bases pour une saga que l’on voit déjà arriver dès le premier épisode.


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Les graphismes étonnent à l’époque, et son encore pas trop mal agréables à l’œil aujourd’hui. Certaines zones font vide et n’offrent pas de textures hyper léchées mais dans l’ensemble c’est relativement magnifique pour un premier épisode. La réalisation est très cinématographique et donne vie à chaque lieu que Drake traverse. La profondeur de champ n’atteint pas celle des derniers épisodes bien entendu mais se trouve être déjà assez conséquente pour l’époque. Les décors fourmillent de petits détails et attirent l’œil.
Non exempt de quelques défauts d’animation, de saccades et interactions un peu flemmardes, l’ensemble reste une réussite lorsque l’on voit le gap entre ce Uncharted premier du nom et les anciennes productions de Naughty Dog.


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Nathan Drake est le personnage plus ou moins caricatural du héros. Beau gosse, trentenaire, toujours la réplique qui faut, blagueur et surtout casse coups, sans jamais se le casser, le coup 😉
On accroche, ou pas, ça dépend des goûts mais je pense que de manière générale on tombe sous le charme. C’est un héros cool, gentil, qui ne pense qu’à la découverte sans jamais penser à mal. Un héros au grand cœur comme on les aime.
Vient ensuite l’acolyte Victor Sullivan. Mentor de Drake et tout aussi caricatural, il est intéressent, sort quelques bonnes répliques et à son rôle à jouer dans le scénario. Mise à part ça il est tout aussi inutile qu’Elena Fisher. Deux personnages que l’on sent être là pour meubler sans pour autant servir à grand-chose. Deux personnages qui montrent des bases intéressantes mais sont très clairement inexploités dans ce premier épisode.


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Niveau scénario, contrairement à ses petits frères, c’est pas fou fou. On retrouve les codes du film d’action aventure classique à la Indiana Jones, avec un gentil, une potiche, un fidèle ami et des méchants armés jusqu’aux dents, mais on ne sait pas vraiment pourquoi ils sont méchants. L’histoire en soit est un poil intéressante. Elle est accès sur Francis Drake, son passé, les secrets qu’il renferme. On se prend au jeu et on prend plaisir à découvrir les petites révélations avec Nathan et son équipe. Après, il n’y a pas de quoi casser des briques :p Tout est assez bateau, convenu, on n’est pas franchement surpris et le plaisir vient au final des phases de jeux assez bien menées et dynamiques, le charme d’une jungle hostile, des décors carte postale ponctués par une alternance de couleurs très agréable et dignes de nos films d’aventures préférés.


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Pour ce qui est du game-play c’est quand même un pur plaisir. Tout n’est pas parfait, mais il faut dire que l’alternance gun fights, plate-forme et puzzles est assez bien mise en place. Après, cette alternance peut être un peu rébarbative car c’est un dosage tellement parfait qu’on a l’impression que tout est millimétré pour avoir exactement le même dosage pensant les 22 chapitres du jeu. On apprécie tout de même les nombreux checkpoints qui permettent d’éviter un retour à la case départ. En cas de mort il ne sera jamais demandé de recommencer un puzzle ou autre. C’est quand même sympa, et cela permet d’avoir une sensation de continuité dans le jeu. On ne ressent pas le côté chargement, les temps morts sont absents. C’est très appréciable. Il y a des aides lorsque l’on traîne trop au même endroit, quant aux énigmes, il faut avouer qu’elles ne sont pas très dures, de plus le carnet de notes de Nathan permet d’avoir une aide précieuse. Toutefois, c’est avantages sont à double tranchant. Garantissant une avancée rythmé et sans temps mort, c’est en partie un défaut car le jeu devient extrêmement facile ! La durée de vie est d’une dizaine d’heures en prenant son temps, et généralement, on ne meurt pas deux fois au même endroit. Donc c’est un peu dommage. A vouloir garantir un effet de film d’action, sans temps mort, sans pour autant offrir une difficulté folle, on enchaîne peut-être tout un peu trop vite.
Concernant les petites quêtes annexes pour retrouver les objets disséminées dans le jeu, je n’ai jamais vraiment compris l’intérêt. Je trouve que ça fait un peu cache misère. Un aspect à mes yeux qui est totalement inutile.


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Pour ce qui est de la jouabilité de Drake, ce dernier me fait vraiment penser à Prince Of Persia. L’inspiration est flagrante lorsque l’on voit Drake se déplacé contre les parois, sauter de corniches en corniches ou cordes en cordes. Lorsqu’il se déplace il est rapide et agile, et la jouabilité est encore une fois très basique et accès sur le fait d’éviter le plus possible que l’on finisse dans un gouffre (Drake se rattrape souvent lui-même lorsque l’on est un peu court sur les sauts). Bien que des fois irréaliste, on se laisse porté par ces phases de plate-forme agréables mais simplistes. La caméra joue bien son rôle pour suivre clairement l’action.
Il y a quelques phases avec des véhicules, et je dois dire que ce n’est pas une réussite. On ressent vraiment que c’est les débuts d’élaboration de ces phases car lorsque l’on se retrouve en jet-ski c’est tout simplement une horreur. C’est le passage ultra-chiant du jeu. Les autres phases où Elena est au volant d’une jeep et que l’on doit tirer sur tout ce qui bouge est assez sympa mais très redondant. Bref, c’est phases ne sont pas maîtrisés et peu agréables.


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L’un des intérêts majeur d’Uncharted réside dans les Guns Fights. Très fréquentes, elles offrent un dynamise important à l’ensemble du jeu. Les ennemis sont assez intelligents, ils s’aident du décors pour se protéger, ils bougent beaucoup pour rendre plus compliqué le fait de les éliminer, sans pour autant être parfait car on arrive assez facilement à les faire sortir de leur cachettes. Encore une fois, tout comme la jouabilité des phases de plate-forme, la jouabilité des phases d’actions sont maîtrisées et très faciles. La visée est précise et intuitive. Les head-shoots sont fréquents. Les armes sont nombreuses et Nathan peut tout de même porter une arme légère, une arme lourde et quatre grenades. De quoi faire des dégâts. Le combat au corps à corps est possible mais on préférera souvent les armes à feu. Toutefois, il faut quand même faire attention à ne pas vider les chargeurs n’importe comment :p
On pourra tout de même reprocher le fait qu’il n’y ait pas d’interaction avec les décors lors de ces phases de tires afin de rendre l’ensemble plus réaliste.


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On peut aussi revenir brièvement sur l’ambiance musicale. Celle-ci est vraiment de qualité et participe grandement à l’immersion tant dans les phases de plate-forme que d’action.

Graphisme : 15/20
Jouabilité : 15/20
Durée de vie : 13/20
Bande Son : 16/20
Scénario : 11/20
Note Globale : 14/20

En définitif ce Uncharted premier du nom est loin d’être parfait mais offre les prémisses d’une saga qui marquera les esprits. Les graphismes offrent des décors qui font tout de même du bien aux rétines, la jouabilité est ultra-agréable voir peut-être un peu trop et affaiblit grandement la durée de vie. Quant à la bande son elle vient donner du corps à un scénario qui traîne la patte et se montre assez plat.
Prévisible avec des imperfections, Uncharted Drake’s Fortune est néanmoins captivant et possède déjà un charme de fou qui ne va cesser de s’améliorer au cours des épisodes. Un bel épisode qui mérite une note global honorable de 14/20. Pour les amoureux d’aventure et d’action, Uncharted 1 reste encore bien de qualité encore aujourd’hui !


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Enjoy !
A bientôt,

Desmond Andrew Green

PS. Vous pouvez retrouver ma critique d’Uncharted 2 en cliquant ICI. Bientôt ma critique d’Uncharted 3 😉

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