La Reine en Jaune (recueil de nouvelles), lorsque l’on rencontre un disciple d’HP Lovecraft, on ne peut résister…

Publié le Mis à jour le

Cette semaine c’est lecture horrifique, ça vous dit ? Voici ma critique du recueil de nouvelles d’Anders Fager qui porte le nom énigmatique de La Reine en Jaune 🙂
Une œuvre que j’avais vu passer plusieurs fois dans mes recherches et j’avoue que le fait qu’il soit mentionné que Fager retravaille à sa façon l’univers Lovecraftien, c’était tout de même motivant :p


source

Alors comment résumer la Reine en Jaune… c’est un recueil de nouvelles, traitant différents thèmes, mais avec l’univers de Lovecraft et des Grands Anciens en toile de fond.

Dans un premier temps, le début de lecture de ce tome m’a intrigué tout autant que désarçonné car on commence avec une nouvelle sobrement intitulée Fragment I. Lorsque j’ai regardé le sommaire j’ai vu qu’il y avait différents « Fragments » tout au long du recueil, le II, IV, V et le VIII. Des fragments qui ne se suivent pas et cela m’a énormément intrigué (ou sont donc les autres fragments !!!?!?!). Ce découpage étrange, presque gênant au début c’est révélé très intéressant. On se retrouve à lire de réels fragments d’histoires. Certains de ces fragments sont la suite d’un autre ou alors une toute autre histoire. Mais on accroche très bien à se principe de nous balader dans un univers sombre rempli d’histoire où les Grands Anciens évoluent. Car oui, ces histoires même si elles ne le montrent pas tout de suite, sont toutes plus ou moins connectés par certains détails. A vous de les trouver 😉 En tout cas j’ai adoré.
Il faut avouer qu’au début du recueil, on ne voit pas ces connexions mais la vue d’ensemble se dessine au fur et à mesure des pages. On découvre cet univers de Lovecraft retravaillé par Fager d’une manière habile. On se prend au jeu et on veut voir évoluer tout cela.

Le Chef d’œuvre de Mademoiselle Witt, première « vraie » nouvelle du recueil n’est pas la meilleur mais reste un bon point d’encrage pour cet univers. Witt est une artiste qui cherche à être dans la provoque et une mystérieuse dame représentant un groupe tout aussi mystérieux va pousser Witt dans ses derniers retranchements. Un peu trop perdu et pas assez horreur à mon goût, bien que sympa. Toutefois, elle reste très importante pour la suite.
Cérémonies met les pieds dans le plat directement. On découvre une maison de retraité où se déroule des rites étranges. J’ai beaucoup aimé 🙂 On parcours les pages à cent à l’heure pour savoir de quoi il en retourne.
Quand la mort vint à Bodskär est plus énigmatique, un peu longue à démarrer mais la dernière partie réussie à nous scotcher.
La Reine en Jaune connecte encore un peu plus ces nouvelles pour en faire un univers à part entière. Étrange mais très bon quand même.
Le voyage de grand-mère est le plus gros hommage à Lovecraft (Yog-Sothoth y est même mentionné…), tout en offrant une belle nouveauté avec de très bonnes idées. Plus ou moins ma préférée bien qu’un passage vers la fin soit un poil trop perché.

Fager parvient avec ce recueil à créer un univers où chaque récit se suffit à lui-même mais quand on prend l’ensemble ils sont tous connectés d’une manière ou d’une autre, offrant ainsi une autre perspective de l’œuvre, encore plus poussée. J’ai eu du mal à accroché avec la première nouvelle – Le Chef d’œuvre de Mademoiselle Witt – mais suite à cela tout s’est emboîté et j’ai vraiment fini ce recueil ravi du voyage et même près a recommencé avec l’autre recueil de Fager (Les Furies de Boras). De plus, en parlant brièvement du style, il est très bon. Le style d’écriture de Fager est très direct avec des phrases très courtes, un style bref et saccadé complètement épuré qui me fait beaucoup penser à celui de Palahniuk le papa de Fight Club.

Facile à lire, accrocheur, horrifique, remettant au goût du jours l’univers de Lovecraft avec de bonnes histoires, touchant même de nombreux thèmes sociétaux ou moraux, ce recueil est vraiment de qualité. Je pourrais lui reprocher peut-être un poil trop de sexe mais ce n’est pas fou non plus, et peut-être un petit manque de profondeur par moment, mais certains points sont un peu vagues et donc frustrants, sans pour autant gâcher le plaisir. J’ai beaucoup aimé et lui offre un beau 17/20 !

A lire si vous aimez les histoires horrifiques et le monde de Lovecraft !

Enjoy !
A bientôt,

D.A.G.

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