Spawn (cycle 1), la naissance du rejeton de l’enfer !

Publié le Mis à jour le

Aujourd’hui je vais vous parler d’un comics, et pas n’importe lequel, celui consacré à l’un des plus grand anti-héros, SPAWN ! Todd McFarlane réalise un coup de maître en créant ce personnage mythique des années 90 et donne vie à une saga encore vivante aujourd’hui !


J’ai mis près de deux ans pour récupérer tous les comics de Spawn, et pas juste le premier cycle, je parle d’une grande partie de ce qui est sorti au sujet du rejeton de l’enfer, avec les deux premiers cycles complets, le début du troisième, tous les spin-off ainsi que les Curse Of The Spawn. Ce qui fait beaucoup, vraiment beaucoup comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous 😉



Comme je l’ai dit, j’ai mis dans les deux ans pour regrouper tous ces comics, et autant de temps, voire plus, pour lire l’ensemble :p Avec cet article je vais vous parler du premier cycle de Spawn qui se concentre sur les 200 premières issues. Plusieurs articles suivront pour présenter les autres chapitres de l’histoire de l’un des plus emblématique anti-héros de la pop culture !

Spawn nous raconte les (més)aventures d’Al Simmons. Assassin à la solde de la CIA, un jour, son supérieur décide de se débarrasser de lui. Lorsqu’Al est tué il se retrouve en Enfer face à Malebolgia, le maître du 8éme cercle démoniaque. Il passe un pacte avec lui pour revenir sur terre pour retrouver sa femme bien aimée Wanda. Seulement, lorsqu’il revient sur terre, Al n’est plus le même : visage calciné et costume étrange qu’il ne peut retirer. Il est devenu un Hellspawn, un soldat des enfers.
Il constate également que 5 années se sont écoulées depuis sa mort. Sa femme s’est remariée avec son meilleur ami, Terry, et ils ont eu une petite fille ensemble.
Al est brisé, maudit, trahit par Malebolgia. Il ne trouve pas d’autre moyen que de se réfugier parmi les sans-abris. Rapidement, Spawn va comprendre qu’il n’est pas qu’un simple soldat des enfers et il va se retrouver au milieu d’une guerre entre ciel et enfer avec un rôle central à jouer.

Spawn est un héros crée par Todd McFarlane en 1992 lorsqu’il lance le label Image Comics, avec d’autres auteurs, après avoir quitté Marvel. Spawn est un anti-héros sombre, violent, colérique, qui a du mal à faire la part des choses entre son ancienne vie, son nouveau statut de Hell-Spawn et les pouvoirs qu’il possède.
Spawn, même s’il n’est pas aimé de tous, reste tout de même l’un des héros des années 90 les plus marquants et que tout le monde connait plus ou moins, ne serais ce que le nom.
Personnellement, pendant longtemps j’en ai entendu parler, j’ai (malheureusement) vu le film qui avait tout de même de bonnes idées, et plusieurs fois j’ai feuilleté des tomes au hasard. Il m’aura fallu du temps pour craquer et me lancer dans cette aventure !

Très clairement, il faut dire que le pitch est bon, prometteur et donne vraiment envie de creuser cette aventure. Toutefois, au cours des tomes, Spawn va partir un peu dans tous les sens. Vous allez me demander pourquoi, eh bien la réponse est simple. A vouloir trop prêter son bébé à tous le monde, Todd finit par se perdre de temps à autre.
Il faut savoir que Spawn est la création de McFarlane, mais au cours de sa longue vie, Al Simmons va passer entre les mains de six scénaristes (Brian Holguin, David Hine, Jonathan David Goff, Paul Jenkins, Erik Larsen) et de nombreux scénaristes invités (Alan Moore, Neil Gaiman, Dave Sim, Frank Miller, Grant Morrison, Andrew Grossenberg, Tom Orzechowski, Julia Simmons, Steve Niles, Robert Kirkman) pour atteindre tout de même 16 scénaristes différents tout au long de l’histoire de Spawn.
C’est une bonne idée à la base, offrant ainsi du renouveau, mais c’est aussi à la fois une fausse bonne idée :p
Au final, il y a pas mal de coquilles tout au long de l’histoire de Spawn dans ce premier cycle. On se retrouve avec des personnages qui meurent et qui reviennent plus tard sans de réelles explications, ou alors avec des histoires qui changent au cours du temps, sans oublier des arcs qui finissent un peu en queue de poisson, en tête l’histoire de Cog :p Ce n’est pas un très gros problème car sur la durée on ne s’en rend pas trop compte. Cependant, si l’on fait vraiment attention aux détails ça fait un peu comme lorsque l’on regarde un film et que l’on remarque les faux raccords lol

Après il ne faut pas trop faire la fine bouche. Le cycle 1 de Spawn – qui fait tout de même 200 issues – est génial, je dirais même plus passionnant, bien qu’il y ait ces quelques erreurs. L’histoire commence de manière assez légère dans les premiers tomes mais rapidement ça prend de la profondeur. Très rapidement différents personnages sont ajoutés à l’histoire. Le Clown Violator est un méchant emblématique, violent, dépravé, obsédé par Spawn, les détectives Sam et Twitch qui sont tellement bons qu’ils auront le droit à leur propre série dérivée, Bludd le seigneur vampire, Jason Wynn le directeur de CIA et ancien supérieur d’Al, Cogliostro le mentor de Spawn, le démon Mammon, la sorcière Nyx, le gorille cybernétique Cy-Gor, l’assassin bionique Over-Kill, sans oublier Angela l’ange guerrière. La liste de personnages est encore longue, et tous sont haut en couleur et particulièrement bien trouvés. Ainsi, cela permet de nombreux rebondissements.

J’ai beaucoup aimé le principe de fil rouge, où l’on suit la quête de Spawn qui tente de comprendre quel est son rôle, pourquoi il a été ramené, et à côté de cela il y a de nombreuses histoires secondaires, des petits arcs scénaristiques très cool, bien souvent – quasi-tout le temps – très sombres et glauques. Spawn essai tant bien que mal d’être le héros, mais il oscille bien souvent entre le bien et le mal, se laissant par moment dominer par l’aspect démoniaque qui coule dans ses veines. Et bien qu’il tente de faire le bien, cela fini souvent mal :p De plus, au cours de ses aventures il y a même des critiques assez intéressantes envers l’humanité, le genre humain ou encore les croyances. Spawn offre tout de même du fond et ne se résume pas à être juste du défouloir.

Concernant les dessins, on retrouve le même principe de fausse bonne idée que dans le cas du scénario. Les dessinateurs atteignent le nombre de 20, en tant qu’artistes invités ou régulier, parmi eux Greg Capullo, Angel Medina, Erik Larsen ou encore Robert Kirkman. C’est un chiffre énorme !
Encore une fois ça a beaucoup aidé à la renommée du comics. Les dessins étaient un peu cartoonesque à la base, inégaux, très typés année 90. Le fait d’offrir la possibilité à plusieurs dessinateurs de prendre la plume pour Spawn a permis aux aventures d’Al Simmons d’être constamment en évolution. Ils ont ainsi pu développer l’ensemble vers un design et des détails bien plus poussés en offrant un aspect sombre et réaliste qui restera collé à l’image de Spawn pour notre plus grand plaisir.

Spawn possède de nombreux bons points, et quelques coquilles quand même qui ne gâche pas pour autant le plaisir de l’aventure que nous offre Spawn 🙂 L’action est un peu décousue au niveau du scénario, des fois on se dit que MacFarlane est un peu perdu car Spawn veut se venger puis il hésite et repart, hésite à nouveau. Il y a un côté « faire durer le plaisir » qui est un poil frustrant à la longue. Il y a des erreurs, des incohérences, des dessins un peu hasardeux au début, mais d’un point de vus général c’est une œuvre énorme !
Le grand nombre de scénaristes et dessinateurs offre une forte puissance créative. De lui seul, le personnage de Spawn vaut son pesant d’or et justifie de découvrir cette histoire. Il est sombre, torturé, possède des pouvoirs extraordinaires et offre une psychologie recherchée. Les personnages secondaires, comme le Violator, Sam et Twitch ou encore Angela ou Cogliostro offrent une profondeur au scénario très appréciable. Et justement, ce dernier, bien que frileux dans un premier temps, est bourré de rebondissements et parvient à nous surprendre tout au long des 200 issues. D’ailleurs, même si durant la première moitié ils cherchent leur route, le scénario s’accélère vraiment à la seconde moitié pour ne plus s’arrêter avant le grand final !
Le premier cycle de Spawn est passionnant et je le relierais avec plaisir. C’est une œuvre que je recommande sans hésiter ! Spawn est un monument à mes yeux dans le monde des comics !
Pour l’ensemble de ce premier cycle de l’univers de Spawn, je lui offre un très beau 17/20 !

Enjoy !
A bientôt,

Desmond Andrew Green

Sommaire des articles sur l’univers de Spawn
Cycle 1. La genèse
Spin-Off 1. Violator
Spin-Off 2. WILDcats
Spin-Off 3. De Sang et d’Ombres
Spin-Off 4. Simonie
Spin-Off 5. Les Architectes de la peur
Haunt (toute la série)
Spin-Off Sam et Twitch. Udaku
Spin-Off Sam et Twitch. Les sorcières et l’écrivain
Spin-Off Sam et Twitch. Chasseurs de primes
Spin-Off Sam et Twitch. L’affaire John Doe
Spin-Off Les Enquêtes de Sam et Twitch. Squelettes
Spin-Off Les Enquêtes de Sam et Twitch. Tel père, telle fille
Spawn Curse of the Spawn (tome 1 à 9)
Cycle 2. La Saga Infernale
Cycle 3. Renaissance

Publicités

Une réflexion au sujet de « Spawn (cycle 1), la naissance du rejeton de l’enfer ! »

    lisez moi ça a dit:
    19 août 2018 à 20 h 28 min

    Un anti héros qui mérite bien ce bel article !

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.