L’album « Beggars » de Thrice est la première pierre de leur maturité !

Publié le Mis à jour le


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Thrice
Album : Beggars (2009)

Qui est-ce ?
Thrice est un groupe de rock américain venant d’Irvine en Californie. Il est fondé en 1998 par Dustin Kensrue (Chant, guitare, synthétiseur, percussions) et Teppei Teranishi (Guitare, synthétiseur, backing vocals, piano). Comme beaucoup de groupes, ils se rencontrent sur les bancs de l’école et jouent dans un premier temps dans le groupe Chapter 11. Teppei recrute ensuite un amie du skate-park, Eddie Breckenridge, pour prendre en charge la basse (synthétiseur, backing vocals, et occasionnellement la guitare) et son frère Riley pour être derrière les fûts. Thrice est ainsi au complet en 1998 pour jouer leurs premiers shows, et un point important, leur line-up n’a jamais changé en près de 17 ans de carrière ce qui est assez rare pour le souligner 😉
Leur nom est choisi dans la précipitation de devoir avoir un nom afin de pouvoir jouer. Thrice était à la base une blague entre les membres du groupe, mais en raison de la notoriété qu’ils gagnèrent rapidement, ils ne purent plus changer de nom car les fans les associent déjà à Thrice.
C’est en 1999 que sort leur premier EP nommé First impressions, seulement tiré à 1000 exemplaire. En 2000 vient leur premier vrai album Identity Crisis, qui sera suivit par The Illusion Of Safety en 2002, en 2003 The Artist in the Ambulance, en 2005 Vheissu, l’énorme quadruple album The Alchemy Index sort en deux parties en 2007 et 2008, en 2009 arrive Beggars !

Quel style ?
Le style devient très rock progressif, légèrement expérimentale avec les influences des différents styles qu’ils ont touchés au cours de leur carrière. Beggars est pour moi une nouvelle page de l’histoire de Thrice. Un Thrice plus mature, peut-être plus vieux oui, mais mature convient beaucoup mieux pour décrire ce nouveau Thrice. Ils savent toujours envoyer du lourd mais le fond avec beaucoup plus de parcimonie et de précision pour offrir quelque chose qui est au final un style à part entière et qui résulte de la digestion de tous les styles auxquels ils ont touchés dans les précédents albums. Mais en ce qui concerne le style, je les classerais davantage dans le rock progressif 😉

Extrait musical !
Voici le titre « In Exile« , seul clip de l’album, mais je trouve qu’il résume bien le style de « Beggars« .
A vous d’écouter et me dire ce que vous en pensez 😉

Ce que j’en pense ?
L’album s’ouvre sur All The World Is Mad avec sa basse à la rythmique lourde et saturée, rapidement rejointe par la guitare saturée de Teppei, sans oublier le chant troublant de sensibilité et de puissance de Dustin qui reprend dans le refrain ce passage « Something’s gone terribly wrong, With everyone, All the world is mad ». Le ton est donné ! 🙂
Les choses changent pas mal dans ce nouvel album. Dustin s’éloigne un peu des textes métaphoriques et accès religion pour tendre vers quelque chose touchant plus au monde actuel, ce qu’il se passe autour de lui. C’est un bon point, pas que les thèmes des précédents textes me gênaient, mais en abordant d’autres horizons cela offre encore plus de possibilités au groupe !
L’autre point qui étonne, c’est le pseudo changement de cap du groupe. On ne va pas dire qu’ils n’expérimentent plus, mais à partir de Beggars on sent qu’ils ont en quelque sorte trouvés leur style. Ils parviennent avec cet album à générer un amalgame de tout ce à quoi ils ont touchés au cours des années. Ils montrent une maturité et une maîtrise encore une fois épatante !
Ils n’abandonnent pas tout non plus de leurs origines, on retrouve encore un chant « un peu » hurlé de Dustin qui rappelle l’époque des débuts sur certains titres comme The Weight et Talking Through Glass/We Move Like Swing Sets. At The Last rappelle lui aussi leur ancien style punk/hardcore avec quasi 30 secondes de guitares déchainées pour ouvrir le titre !

Il y a d’autres titres plus calmes, et en quelque sorte les plus novateurs, comme Circles qui s’apparente plus à une balade douce et vaporeuse. J’aime d’ailleurs beaucoup la partie où la guitare est mise en avant sur la fin de la chanson. Elle nous fait voyager et nous électrise en même temps, surtout lorsque les chœurs de Dustin viennent s’ajouter à l’ensemble. Ce morceau ressemble au style de l’une des facettes de leur album The Alchemy Index. D’ailleurs les titres In Exile et Wood And Wire font aussi penser à ce qu’ils ont pu faire sur The Alchemy Index mais davantage à la galette folk acoustique de la fin. De belles pépites qui auraient pu être aux côtés de Come All You Weary !
On ressent une forte influence de l’album The Alchemy Index sur Beggars.

Ils surprennent aussi avec Doublespeak le piano est très présent et s’alterne ensuite avec une guitare rageuse pour finalement laisser la place à la guitare sur la fin. Une structure de morceau assez novatrice par rapport à leurs anciens titres.
Et tout ceci fini sur un Beggars très jazzy, parfait pour clôturer ce voyage 😉

Si je conseille ?
Beggars est un album de qualité, il n’y a pas de doutes là-dessus. Toutefois, il y a un léger ressentit de « brut » ou « lourd » à l’écoute de Beggars. La production est très bonne mais elle donne un album très dense qui, je l’accorde, étonne durant les deux ou trois premières écoutes. Malgré cela, ce ressenti se dissipe vite pour révéler la profondeur et la poésie qui s’en dégage. Au cours des écoutes on se rend compte que l’ombre de The Alchemy Index est assez présente, ce qui est assez logique car ce dernier représentait plus ou moins les différentes facettes du groupe. Thrice réussit avec Beggars à faire un The Alchemy Index condensé, tout en repoussant toujours un petit peu leurs limites.
A l’écoute de cet album on peut tout de même faire la remarque que Thrice ne tente pas autant de choses que dans les précédentes production. Ici ils restent en grande partie dans un terrain connus, tout en tentant quelques petits écarts il faut le reconnaître.

Beggars est encore une fois un album excellent, condensant en 43 minutes et dix titres les prouesses que Thrice avait réalisé avec The Alchemy Index sans pour autant offrir autant d’aventure que dans les précédents albums.
Moins surprenant, mais tout aussi bon que les autres (après, c’est tout de même difficile de rivaliser avec The Alchemy Index et Vheissu :p), Beggars mérite un beau 17/20 !
Je conseil sans hésiter 😉
Comme pour tous album de Thrice, à chaque écoute de Beggars on en découvre toujours un peu plus ! A écouter sans modération ! (Conseil médicale à suivre de toute urgence !!! 😉 )

Et vous ? Qu’en pensez-vous ?

Enjoy 😉
A bientôt !
Desmond A.G.

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PS. Certaines versions de l’album offraient un code pour télécharger 5 titres bonus. A savoir, deux remix, deux b-sides (Answered ; Red Telephone) et une reprise des Beatles Helter Skelter. Je dois avouer que la reprise des Beatles est vraiment bonne quant aux deux titres bonus ce n’est que du bonheur ! 🙂 Avec une petite préférence pour Red Telephone 😉

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6 réflexions au sujet de « L’album « Beggars » de Thrice est la première pierre de leur maturité ! »

    deuxgodillots a dit:
    15 octobre 2017 à 22 h 14 min

    Waouh ! Quel article ! Bravo 😀

    Aimé par 1 personne

    Clovis Tessier a dit:
    16 octobre 2017 à 11 h 42 min

    Totale découverte, merci !

    Aimé par 1 personne

      desmondag a répondu:
      16 octobre 2017 à 21 h 13 min

      ravi de t’avoir fait découvrir ce groupe exceptionnel ! 😉 C’est avec plaisir !
      Merci pour ton commentaire et n’hésite pas à revenir faire un tour sur le blog 😉
      Desmond

      Aimé par 1 personne

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