Vheissu le 4éme album troublant de Thrice qui se lance dans les expérimentations envoutantes !

Publié le Mis à jour le



Thrice
Album : Vheissu (2005)
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Qui est-ce ?
Thrice est un groupe de rock américain venant d’Irvine en Californie. Il est fondé en 1998 par Dustin Kensrue (Chant, guitare, synthétiseur, percussions) et Teppei Teranishi (Guitare, synthétiseur, backing vocals, piano). Comme beaucoup de groupes, ils se rencontrent sur les bancs de l’école et jouent dans un premier temps dans le groupe Chapter 11. Teppei recrute ensuite un amie du skate-park, Eddie Breckenridge, pour prendre en charge la basse (synthétiseur, backing vocals, et occasionnellement la guitare) et son frère Riley pour être derrière les fûts. Thrice est ainsi au complet en 1998 pour jouer leurs premiers shows, et un point important, leur line-up n’a jamais changé en près de 19 ans de carrière ce qui est assez rare pour le souligner 😉
Leur nom est choisi dans la précipitation de devoir avoir un nom afin de pouvoir jouer. Thrice était à la base une blague entre les membres du groupe, mais en raison de la notoriété qu’ils gagnèrent rapidement, ils ne purent plus changer de nom car les fans les associent déjà à Thrice.
C’est en 1999 que sort leur premier EP nommé First impressions, seulement tiré à 1000 exemplaire. En 2000 vient leur premier vrai album Identity Crisis, en 2002 sort un nouvel album, The Illusion of Safety (pour la critique de ces albums c’est par ici), en 2003 The Artist in the Ambulance (pour la chronique de celui-ci suivez le guide), et en 2005 Vheissu. Ils ont un enchaînement intense de sortie d’albums, et qui plus est, tous de qualité.

Quel style ?
Après une première période un peu four tout mais tout de même avec une grosse identité hardcore, ils ont marqués un changement avec leur troisième album The Artiste In The Ambulance beaucoup plus unis, mais avec Vheissu, ils rentrent dans un autre monde, l’expérimentation pur et dure. Bien que l’on puisse reconnaître Thrice sans difficulté grâce à leur style si propre à eux et surtout la voix caractéristique de Dustin, ici ils ajoutent à leur étiquette rock/hardcore des éléments électroniques, des mélodies au piano ou encore des cœurs.
Un album particulièrement fournie et passionnant avec un rock expérimental qui nous fait voyager !

Extrait musical !
Comme toujours un petit avant-goût avec Image of The Invisible !

Et un second clip avec le titre Red Sky !

Ce que j’en pense ?
Ce quatrième album peut être considéré comme celui de la maturité. Thrice s’adjoint les services du producteur Steve Osborne connu particulièrement pour des productions de Brit-pop. Thrice lui demande de les emmener vers de nouvelles perspectives niveau procédé d’écriture – Dustin intègre beaucoup de références bibliques (du fait que Kensrue est un croyant pratiquant les références sont nombreuses sans pour autant devenir du chant religieux n’ayez pas peur ;)), spirituel ainsi que des thèmes abstraits – mais aussi d’étendre leur influences musicales pour produire un album vraiment différent. Une telle initiative ne peut venir que d’un groupe qui atteint une bonne maturité 😉
Ainsi Vheissu montre une évolution bien plus importante et marquante que pour le précédent. La voix est bien plus sûre, jonglant entre le chant clair et posthardcore. Dustin Kensrue ne cesse de surprendre et on en reste scotché à notre siège dès la première écoute, mais la plus grosse évolution se fait au niveau instrumental bien sûr. Dans Vheissu les guitares rapides et acérées de Dustin et Teppei Teranishi sont toujours présentes tout autant que la basse et la batterie puissante des frères Breckenridge. En plus de cela la toile de fond musicale se densifie avec un grand nombre de nouveaux instruments autrefois absents de leurs compositions comme des instruments à corde ou encore des éléments électroniques, mais aussi des cœurs, et sur la chanson Music Box l’introduction est faite en utilisant une boîte à musique qui joue la mélodie de la chanson Sakura Sakura (chanson folk Japonaise traditionnelle). Vheissu va très loin comparé aux précédents albums !

De prime abord cette évolution peu désarçonner mais après quelques écoutes on se rend compte que le Thrice d’origine est toujours là (bien que le côté expérimental ait permis de passer d’un album d’une trentaine de minute à quelque chose de plus long fleuretant avec les cinquante minutes, ça change mais c’est pas plus mal 🙂 ), il ne fait qu’évoluer tout simplement. Ici ils nous offrent des morceaux emprunts de leurs origines posthardcore dilués dans des ambiances lorgnant à certains moment sur de la douce mélodie (Between The End And Where We Lie, For Miles), puis penchant ensuite dans un rock progressif rapide, parfois fédérateur (Image of The Invisible) ou encore tentant l’expérience de l’électro (Red Sky). Mais les traces de posthardcore sont toujours présentes comme avec le morceau The Earth Will Shake 😉

Si je conseille ?
Avec cet album Thrice marque un tournant expérimental dans leur façon de faire, autant au niveau musical qu’au niveau des textes, et fond un pied de nez à leurs racines posthardcore sans pour autant les ignorer et se perdre en chemin. Ils ont leur identité, elle est toujours présente, on les reconnait mais ils nous offrent d’autres perspectives musicales et c’est un pur bonheur.
Une magnifique sortie des sentiers battus qui mérite un 17/20 !
Très très bon album que je conseil sans hésiter de découvrir, MAIS, si vous n’êtes pas habitués par les albums expérimentaux, préférez peut-être débuter par The Artist In The Ambulance avant de vous pencher sur Vheissu 😉

Et vous ? Qu’en pensez-vous ?

Enjoy 😉
A bientôt !
D.A.G.

A aller voir !
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PS1. A noter qu’en plus de réaliser un clip, Thrice décide de sortir un EP nommé tout simplement Red Sky EP, incluant deux chansons inédites et quatre titres lives.
PS2. Encore une fois une petite anecdote ou plutôt trois 😉 Tout d’abord, concernant le titre. Vheissu provient de la nouvel V. de Thomas Pynchon. La seconde anecdote est que le code en morse au début de The Image Of The Invisible épelle le titre de l’album. Et pour finir, comme toujours, pour cet album ils décident d’offrir une partie des fonds et ce fut cette fois-ci pour l’organisation de charité 826 Valencia du romancier Dave Eggers qui en échange a créé la pochette de Vheissu. Ça fait plaisir quand il y a des belles histoires à raconter non ?

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